Questions extraites des questions diverses au conseil d’établissement (2015-2019)

L’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger fête ses 30 ans en 2020. Concrétisant la continuité de l’enseignement « à la française » dans plus de 130 pays et 520 établissements à travers le monde, elle accueille désormais 350000 élèves, venant de France, du pays hôte ou de nombreuses autres nationalités (40 au LFGEB). Les établissements, en gestion directe, conventionnés (Budapest) ou partenaires, garantissent une qualité d’enseignement reconnue et présentent des résultats aux examens remarquables (97% de réussite au Bac) ainsi qu’une formation aux langues des plus performantes.

« Je voudrais être sûr de pouvoir suivre précisément les résultats de mon enfant. Comment faire ? »

L’évaluation des élèves est marquée par la fourniture de bulletins trimestriels (Second degré) ou par périodes ouvrées (1er degré). Les professeurs du secondaire saisissent régulièrement les notes de leurs élèves sur PRONOTE (Accessible via le site de l’établissement), les professeurs du primaire renseignent LIVREVAL. Par ailleurs, les familles ont toujours la possibilité de solliciter un rendez-vous avec le/les professeur/s de leur enfant si elles l’estiment nécessaire en dehors des rencontres institutionnelles.

Conseils :

  • Interrogez régulièrement votre enfant sur sa situation en classe. Cela lui montre que vous vous intéressez à ce qu’il fait, cela vous permet également de connaître ses performances et d’interagir avec les professeurs lorsque cela s’avère nécessaire.
  • Consultez PRONOTE et LIVREVAL en ligne de manière à être informé des résultats mais aussi des éventuelles absences de votre enfant : chacune d’entre elle doit être justifiée.
  • Adressez-vous aux parents relais (1er degré) ou délégués de classes (2nd degré) pour toute interrogation globale concernant la classe de votre enfant : ils représentent l’interface entre l’établissement et vous-même.

« Comment faire si mon enfant veut continuer à étudier une langue qui n’est pas enseignée au LFGEB ? »

Du fait des parcours des parents -qui se déplacent parfois dans plusieurs pays successifs- certains élèves peuvent souhaiter continuer l’étude d’une langue alors même qu’elle n’est pas enseignée au LFGEB. Il en va de même pour certaines spécialités ou options. Les familles ont la possibilité d’inscrire leur enfant au Centre National d’Enseignement à Distance (Payant) : ainsi, l’élève aura la possibilité de recevoir les cours (dématérialisés ou format papier) et d’être évalué. Les notes fournies par les correcteurs du CNED au secrétariat de la scolarité info@lfb.hu pourront être reportées sur les bulletins individuels.

« Est-ce que les violences verbales ou physiques, les perturbations de cours sont gérées par l’établissement ? »

Le règlement intérieur de l’établissement permet d’adopter une attitude adaptée et proportionnée quelle que soit la perturbation concernée. Chaque adulte en responsabilité dans l’établissement peut être amené à rédiger un « rapport d’incident » qui est transmis au service de vie scolaire (CPE & assistants d’éducation). Il donne lieu à un rappel à l’ordre, une punition ou une sanction (Décision toujours notifiée à la famille). Une gradation s’étale du travail écrit… à l’exclusion définitive de l’établissement.

Remarque : Les punitions et sanctions sont nominatives et leur attribution relève du devoir de discrétion des personnels de l’établissement. Aucune information ne peut/doit être faite à destination du grand public.

 

« Quels examens le LFGEB prépare-t-il ? »

Le LFGEB étant un établissement homologué par les services d’inspection de l’Education nationale, les élèves préparent systématiquement les épreuves du BREVET des COLLEGES et du BACCALAUREAT français. Les enseignements suivent donc scrupuleusement les programmes nationaux du Ministère. A titre d’exemple, l’actuelle réforme du lycée, dénommée « BAC 2021 » est déjà en place dans l’établissement (2nde et 1ère). Les résultats des élèves sont éloquents : tous examens confondus, on se situe à 97% de réussite et 85 % de mentions bien ou très bien !

« Je trouve qu’il y a trop de non francophones dans l’établissement et que ça nuit au niveau général »

Le principe même du lycée français à l’étranger consiste à scolariser des élèves originaires de la
métropole avec des jeunes issus du pays d’accueil ainsi que des tiers. AU LFGEB, on compte environ
20% de Français, 20% de Franco-Hongrois, 50% de Hongrois et 10% de tiers (41 nationalités
représentées en 2019). De ce fait, plusieurs constantes se dégagent :

  • Les jeunes Français sont systématiquement au contact avec des camarades d’origines et de
    langues différentes aux leurs et c’est normal.
  • L’écrasante majorité des jeunes Hongrois et tiers obtiennent le niveau de français attendu au
    bout de deux années de formation.
  • Les jeunes Hongrois et tiers passent la plupart du temps par une étape « Français langue de
    scolarisation » durant les deux premières années de leurs parcours scolaire au LFGEB et c’est
    normal.

A noter : si les jeunes Français ont parfois le sentiment d’être « ralentis » dans leurs apprentissages,
ils doivent mesurer le résultat final et la chance qui consiste à pouvoir bénéficier d’une attention plus
scrupuleuse de la part des professeurs. Statistiquement, il apparaît que les résultats globaux des
élèves du LFGEB sont systématiquement supérieurs aux résultats constatés en France.

« Quels enseignements sont délivrés en groupes ? »

Dans plusieurs disciplines, le nombre des élèves apprenants réduit permet un enseignement plus individualisé. Il en va ainsi des langues vivantes (allemand, espagnol, anglais, français langue de scolarisation) et des sciences (physique-chimie, sciences du numérique, sciences de la vie et de la terre, technologie), où l’apprentissage se fait dans des salles spécialisées, appelées laboratoires, avec des outils dédiés.

A noter : les groupes de langues tiennent compte du niveau avéré des élèves, en référence au cadre européen de compétences, dans un souci de progressivité et d’efficacité.

Cette modalité d’action, qui représente un coût, est soutenue par les représentants des parents qui participent aux choix stratégiques mis en place au profit des élèves au sein de l’établissement.

« Quelle est la place du Hongrois dans le dispositif des langues ? »

Le Hongrois, en tant que langue du pays d’accueil, est traité de manière sensiblement équivalente au Français, langue de scolarisation.

  • Il est enseigné à tous les niveaux à partir de la maternelle
  • L’apprentissage concerne aussi bien la langue que la littérature et l’Histoire du pays.

Il est à noter que des cours de « hongrois langue étrangère » sont dispensés aux jeunes Français ou tiers volontaires.

« Y a-t-il des liens entre le lycée et l’Ambassade de France ? »

De nombreuses actions pédagogiques et culturelles dispensées aux élèves sont le fruit de la collaboration étroite qui unit le lycée et l’Institut français de Budapest (IFB). Les élèves et leurs professeurs sont associés aux manifestations organisées par les différents services culturels à l’occasion de la venue d’écrivains, de cinéastes ou de scientifiques. Par ailleurs, l’Institut organise la préparation et la passation des certifications en langue française, qui sont proposées à nos élèves hongrois et tiers (DELF et DELF’). Enfin, la médiathèque de l’Institut constitue un outil remarquable de diffusion de la Culture française, mise à disposition des élèves comme de leurs professeurs et des familles.

« Les familles sont-elles associées à certains événements du LFGEB ? »

Les familles, leurs enfants et les professeurs ont plusieurs occasions de se retrouver tout au long de l’année. Citons par exemple le relais annuel (fin septembre), qui rassemble sur le stade tous les élèves de la maternelle à la Terminale à l’occasion d’une course ininterrompue à laquelle les personnels et les parents sont invités à s’associer… Les soirées des talents (décembre et avril) permettent aux enfants de se produire devant leurs parents et de chanter, jouer d’un instrument ou danser dans l’auditorium qui ne porte jamais mieux son nom qu’en cette occurrence. La soirée LOTO (mars), organisée par l’Association des Parents d’Elèves (APE), invite les plus petits à gagner les lots les plus variés que les généreux donateurs ont préparés à leur intention. Le vide-greniers (mai), ouvert à un large public, rassemble petits et grands autour d’un événement aussi varié que festif. La fête de l’école (juin), clôture l’année scolaire en rassemblant les écoliers et leurs familles autour d’activités ludiques et partagées, sous le regard des membres de l’APE qui « se mettent en quatre » pour ravir les enfants. Enfin, le gala des Terminales vient marquer la fin de l’itinéraire scolaire des lycéens qui vont quitter l’établissement pour entamer leurs études supérieures. Grande soirée d’adieu, toujours attendue, elle met une dernière fois en présence les -grands- enfants, leurs parents et professeurs en mariant danse, discours, rire et émotion.

« L’école française respecte la laïcité. Qu’est-ce que ça veut dire ? »

La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres : elle est la liberté d’en avoir une. Elle est donc un principe, la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle est au fondement de la société française et de notre école qui doit préserver les élèves de tout prosélytisme idéologique, économique et religieux. Les différents enseignements, en particulier l’enseignement morale et civique, l’histoire géographie ou encore la littérature participent à sa compréhension.

« Quelle différence existe-t-il entre le jardin d’enfant et l’école maternelle ? »

A la différence du jardin d’enfants, l’école maternelle, comme son nom l’indique, est déjà une école à part entière. A ce titre, elle poursuit un programme officiel. L’accueil des enfants se fait dans des locaux adaptés, avec salle de motricité, bibliothèque/ludothèque, dortoir pour les plus jeunes, salle de restauration et cour aménagée, gaie et dédiée à l’éveil. Les enseignantes, spécialement formées, sont accompagnées par des assistantes maternelles (ASEM) et stimulent continuellement les capacités sensorielles, cognitives et psychomotrices des jeunes enfants. Le rapport aux familles est privilégié : un carnet de suivi des apprentissages permet aux parents de suivre les progrès des enfants et d’entretenir un réel dialogue avec les enseignants. En un mot, il s’agit d’une véritable antichambre aux apprentissages premiers.

« Quelles sont les obligations des élèves en termes d’assiduité ? »

Tous les cours sont obligatoires car ils font partie d’une offre qui participe de la validation d’un niveau de compétence global. L’assiduité est une composante essentielle du parcours scolaire de l’élève. Elle garantit la continuité des apprentissages, elle évite les lacunes ou les difficultés dans la scolarité. Il en va de même de la ponctualité : les retards ne relèvent d’aucune tolérance. Ces règles, fondamentales dans la formation du futur citoyen, font partie de la formation de l’élève, au même titre que l’acquisition des compétences académiques.

« On a le sentiment qu’il y a beaucoup d’absences de professeurs et que les cours ne sont jamais rattrapés »

Depuis 2017, à la demande des représentants des familles, un outil de mesure des absences de professeurs a été mis en place au LFGEB. Chaque trimestre, le nombre des heures non assurées, par motif, est annoncé au conseil d’établissement. Les motifs récurrents sont :

Absence pour raison de santé – Absence pour formation (Stage) –Absence administrative (Participation aux examens)

Avec l’accord du bureau de l’APE, un principe de « Remplacement de Courte Durée » a été mis en place et une enveloppe est abondée. Le principe est le suivant : pour chaque absence connue à l’avance, un professeur de la classe ou de la discipline est sollicité. Le principe est celui du volontariat (réglementation). C’est ainsi que le volume des absences non remplacé a été considérablement réduit sur 2 ans.

« Mon enfant souffre d’allergie et je souhaiterais qu’il mange au lycée. Est-ce possible ? »

Bien entendu. Notre partenaire « restauration » (Eurest) est à même de tenir compte des particularités alimentaires des élèves pour peu que l’information leur soit parvenue relativement à la situation spécifique en question. De plus, la référente santé de l’établissement est présente au self aux heures de repas et veille au respect des régimes particuliers. Le déclenchement d’un « PAI » (Projet d’Accueil Individualisé) permet d’informer tous les acteurs de la scolarisation.
Par ailleurs, les élèves sont invités à manger au lycée pour deux raisons majeures :

  • Développer la socialisation dans un processus d’éducation à la découverte de l’autre… et de la variété des mets.
  • Faciliter le contrôle des présences et éviter aux enfants d’être gênés par un rythme trop effréné sur le temps de la pause déjeuner.

« Pourquoi mon enfant ne peut-il pas bénéficier à chaque heure d’un service de transport scolaire ? »

Le service de transport scolaire est externalisé au LFGEB. Le partenaire des familles est l’entreprise « Premier ». Les tarifs comme les itinéraires, sont négociés entre les représentants des familles (APE) et le prestataire. Dans un souci de sécurité optimale des élèves, il est demandé aux familles de respecter les engagements horaires pris en début d’année et de prévenir systématiquement l’entreprise des éventuels changements souhaités. Notre partenaire essaie autant que faire se peut de satisfaire les demandes individuelles. Cependant, il paraît nécessaire de rappeler que pour un élève, le fait d’attendre pendant une heure le départ d’un autobus en travaillant en étude n’a rien de… choquant.

« Pourquoi certains élèves participent-ils à des voyages et d’autres non ? »

Les voyages pédagogiques sont un prolongement à l’enseignement. Organisés à l’initiative des professeurs, ils sont proposés à des classes ou à des groupes, selon l’intérêt pédagogique qu’ils représentent dans le cadre d’un complément à l’enseignement d’une ou de plusieurs disciplines. Préparés par des professeurs, ils sont présentés au conseil d’établissement et votés par l’instance en question, en fonction de l’intérêt ressenti, du coût envisagé et des conditions proposées.

A noter : un engagement est toujours signé par les familles au moment de la présentation du voyage (dit « avec nuitée[s]). La signature parentale entraîne la participation au coût arrêté, sauf cas de force majeure.

« Est-il normal que certains samedis, les élèves doivent venir au LFGEB ? »

Le weekend au LFGEB compte deux jours pleins, le samedi et le dimanche. L’ensemble des cours est positionné du lundi matin au vendredi après-midi. Cependant, certains samedi peuvent permettre de rattraper des jours libérés dans l’année ; ils peuvent également être utilisés dans le cadre d’événements exceptionnels liés à la vie de l’établissement (Journée Portes Ouvertes, Fête de l’école… vide-grenier de l’APE voire… heures de retenue).

« La note zéro peut-elle être mise à un élève ? »

La note « zéro » (0) ne peut pas sanctionner le comportement d’un élève. Dans ce cas, c’est le rapport d’incident, rédigé par l’adulte en responsabilité et à destination du service de vie scolaire et des parents qui est de mise. En revanche, le « zéro » peut évidemment correspondre à l’évaluation d’un travail objectivement nul, faute de traitement apporté aux questions ou à la problématique proposée.